Wallace & Gromit : le mystère du lapin-garou
UIP

En ce samedi, Gulli rediffuse cet excellent film d'animation en stop motion.

A l'occasion de la rediffusion de Wallace et Gromit Le Mystère du lapin-garou, ce soir sur Gulli, nous republions notre critique du film d'animation de Nick Park et Steve Box, sorti au cinéma pour Halloween, en 2005. A ne pas manquer si vous aimez l'animation de qualité, les films remplis de références à leurs aînés (en l'occurrence les films d'horreur, bien que cette version soit parfaitement destinée aux enfants) et l'humour british.

L’HISTOIRE : C’est la fièvre au village à quelques jours du concours du plus beau légume. Les zélés Wallace et Gromit veillent au grain en capturant les lapins qui menacent les potagers soigneusement entretenus. Mais lorsqu’un monstrueux animal végétarien se met à sévir dans le comté, la liesse fait place à l’exaspération.

Chez Aardman, l’excellence est un minimum syndical

Cultivant sa différence comme d’autres leur potager, le studio Aardman s’est affirmé en quinze ans comme l’un des plus solides piliers du cinéma d’animation mondial. Seuls Pixar et Ghibli rivalisent aujourd’hui avec lui en matière de créativité et d’originalité. Pour les béotiens, le style Aardman, c’est : la pâte à modeler, matière élémentaire et ludique; un univers rétro et parodique (les films d’horreur Universal sont ici détournés) au charme suranné; un humour absurde so british. Succédant à trois courts métrages épatants couronnés par deux oscars, la quatrième aventure de l’inventeur Wallace et de son cabot Gromit répondra sans peine aux attentes des fans irréductibles et des autres. Les déboires légendaires de Wallace, caricature de l’Anglais aussi naïf qu’entreprenant, prennent ici une tournure fantastique proprement excitante. Le succès inespéré de Chicken Run, premier long métrage maison, aurait pu leur faire tourner la tête. Mais les artisans méthodiques d’Aardman ont banni le mot «compromis» de leur langage. En signant une aventure des très britanniques Wallace et Gromit où priment les particularismes (les accents des voix originales sont notamment à se tordre), ils n’obéissent à aucune logique commerciale. Même si quelques vannes trash apparentent le film aux poilades régressives de leur bienveillant partenaire DreamWorks.

 


Chicken Run ou le génie d'Aardman