Date de sortie 20 octobre 2021
Durée 105 mn
Réalisé par Ninja Thyberg
Avec Sofia Kappel , Revika Anne Reustle , Evelyn Claire
Scénariste(s) Ninja Thyberg
Distributeur The Jokers
Année de production 2019
Pays de production Suède, France, Pays-Bas
Genre Drame
Couleur Couleur

Synopsis

Une jeune suédoise de 20 ans arrive à Los Angeles dans le but de faire carrière dans l'industrie du porno. Sa détermination et son ambition la propulsent au sommet d'un monde où le plaisir cède vite la place au risque, à la toxicité et la misogynie.

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Critiques de Pleasure

  1. Première
    par Frédéric Foubert

    C’est un premier film assez impressionnant. Venue du militantisme féministe et anti-porno, Ninja Thyberg livre sa vision du monde du X dans un long-métrage hyper documenté. La réalisatrice a bénéficié des témoignages et de la participation de membres de l’industrie, et ça se ressent instantanément. Pleasure raconte le parcours de Bella (Sofia Kappel, impressionnante), jeune Suédoise qui débarque à L.A. avec l’ambition affichée de devenir une porn star. Le film détaille son entrée dans la carrière, de la coloc’ avec les copines/rivales, où se dessinent les contours d’une sororité des prolos du porno, aux auditions plus ou moins humiliantes, aux tournages plus ou moins dégradants. C’est le récit d’une ascension show-biz, oui, mais ce n’est pas A Star is born, ni même Mulholland Drive. Ni un rêve ni un cauchemar, plutôt une succession de scènes très réalistes, très prosaïques, très crues : à quel moment de son parcours Bella doit-elle envisager tourner des scènes de sodomie ? Et de doubles pénétrations ? Quel sens peut avoir le mot « consentement », désormais brandi comme un sésame sur les tournages, quand toute l’équipe vous attend et que vous ne pouvez en réalité plus reculer ? Qu’est-ce votre corps est censé comprendre quand il prend des coups bien réels dans une « fiction » hardcore ou SM ? Pleasure démonte avec précision, sans aucun trémolo ni incartade mélo, les rouages d’un système montré comme patriarcal et ultra-libéral. C’est un film qui tord le bide. Une date dans la représentation à l’écran d’un monde au fond méconnu. Tout sauf une partie de plaisir. 

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