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Au fil de leurs aventures fantastiques dans le Londres Victorien, Les Irréguliers de Baker Street s'amusent comme des petits fous avec les personnages de Sir Arthur Conan Doyle.

Les enquêteurs en herbe de Netflix font chavirer les abonnés de la plateforme depuis quelques jours. Dans le top 3 du classement France, Les Irréguliers de Baker Street est l'une des bonnes surprises de ce début de printemps dans le catalogue du streamer.

Adaptée des personnages créés par Arthur Conan Doyle et qui apparaissent dans Les Aventures de Sherlock Holmes, la série en 8 épisodes nous entraîne dans les bas-fonds de Londres, à l'époque victorienne (fin XIXe siècle). Une bande de gamins des rues, qui ont fui un foyer d'accueil peu réjouissant pour se serrer les coudes dans le sous-sol humide d'un pub, est recrutée par le Dr Watson, afin de résoudre des enquêtes ténébreuses. Paranormales même. La capitale de sa Majesté est en proie à d'étranges phénomènes et la "famille" de Béatrice se retrouve à enquêter sur des meurtres terrifiants. Heureusement, elle compte dans ses rangs une fille pas tout à fait comme les autres, qui, elle aussi, fait montre de dons hors du commun...


Voilà une nouvelle variation de Sherlock Holmes qui ne manque pas d'originalité. Après la version stylée de Guy Ritchy ou la contemporaine incarnée par Benedict Cumberbacht, le détective le plus culte de Grande-Bretagne nous revient sous un jour nouveau. Avec Les Irréguliers, Netflix a transformé le 221B Baker Street en auberge de jeunesse. Tom Bidwell (qui fut scène du Journal d'une Ado Hors Norme, diffusée sur France 4 chez nous) a écrit une série au ton résolument moderne, mais dans un cadre victorien pittoresque amusant. Il y est question des tourments de l'adolescence, entre quête d'identité et premiers émois amoureux. Mais surtout, Bidwell malaxe les personnages de Conan Doyle avec une jubilation non-feinte. Au fil des enquêtes apparaissent Watson, Lestrade, Mycroft et bien sûr Sherlock Holmes, qui s'incorporent à l'histoire de manière surprenante, parfois même un peu déstabilisante.

Puristes s'abstenir. Les Irréguliers revisitent complètement le duo de Baker Street et le trempent dans un bain d'occulte à la mythologie étoffée, bien qu'un peu pataude, avec de gros sabots, progressant mécaniquement vers un grand n'importe quoi assez plaisant. Mixer le surnaturel à la logique cartésienne infaillible de Sherlock est une bonne idée en soit. Cela offre quelques opportunités narratives excitantes. Malheureusement le fantastique prend très vite toute la place et il ne reste plus grand chose de l'ambiance londonienne "holmsienne". Les enquêtes sont ainsi relativement inégales mais il y a de quoi s'amuser malgré tout, comme dans ce Cluedo géant de l'épisode 3. Au terme de la saison 1, ces Irréguliers ont clairement le potentiel pour revenir régulièrement sur Netflix.