Quelques jours pas plus un premier long-métrage engagé signé Julie Navarro
BAC Films

Julie Navarro signe un premier long-métrage engagé autour d'une association d'aide aux migrants.

Retour aux sources du métier pour Arthur, journaliste musical qui redécouvre le terrain à contre-coeur après avoir ravagé une chambre d’hôtel. Envoyé couvrir l’évacuation d’un camp de migrants par les CRS, il est blessé par l’un d’eux. Mais cela ne l’empêchera pas de se rapprocher de l’association Solidarité Exilés, et pour cause : il est séduit par la charismatique Mathilde, qui lui impose bientôt d’accueillir Daoud, quelque jours, pas plus.

Avec ce premier long-métrage, Julie Navarro contourne les tendances didactiques et moralisatrices dans lesquelles tombent parfois les films militants. Selon elle :

“Si j’ai choisi de faire un film à hauteur d’être humain, de citoyen, c’est parce que beaucoup de nos grands-parents, de nos amis viennent d’ailleurs et aujourd’hui, on a tendance à l’oublier et à vouloir fermer la porte derrière soi.”


Une comédie dramatique sociale, donc, qui fait plus que jamais écho à l’actualité. Mais Quelques jours pas plus est aussi le terrain de jeu d’une jeune réalisatrice qui s’amuse des genres et des registres : comédie romantique, drame social, humour décalé, message politique… Les références se mêlent et se démêlent dans un premier essai porté par le bagou baroudeur de Benjamin Biolay et l’énergie galvanisante de Camille Cottin, qui se retrouvent quelques années après la sortie de Chambre 212 de Christophe Honoré.

Julie Navarro, qui est d’abord directrice de casting, a surtout engagé Amrulah Safi, migrant afghan qui fait ses premiers pas devant une caméra. Ce choix, c’est celui de l’authenticité, qui augmente la portée de cette adaptation du livre De l'influence du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire, signé par Marc Salbert, le compagnon de la cinéaste, qui a aussi coécrit le scénario.

Quelques jours pas plus sortira le 3 avril 2024 en salles.