Toutes les critiques de Au Bout De La Nuit

Les critiques de Première

  1. Première
    par Jean-François Morisse

    C’est un ton, des thèmes qui ne trompent pas. On retrouve à travers cette histoire de flics ripoux et violents les stigmates de l’œuvre de James Ellroy au scénario de ce Au bout de la Nuit. L’intrigue est alambiquée mais séduisante et la prestation de Keanu Reeves suffisamment décalée par rapport à ses rôles habituels pour être remarquée (mais pas forcément remarquable). Pourtant, et bien que l’atmosphère sinistre de ce Los Angeles authentique soit là, certaines faiblesses dans la mise en scène, dans la façon de tourner ce film d’ambiance bien plus que d’action laissent perplexes. Ces maladresses d’un jeune réalisateur dont c’est une ici le deuxième film nous laissent clairement en dehors du coup. On aurait aimé éprouver un minimum de compassion pour ces personnages torturés et complexes au lieu de cette indifférence qui malgré tout, nous rappelle immanquablement que 1h49, cela peut parfois être long.

  2. Première
    par Gérard Delorme

    Sur le papier, il y a de quoi faire: ambiguïté morale, complexité de l'intrigue et réalisme documentaire. Mais le passage à l'écran déçoit. Peut-être à cause du choix des deux interprètes principaux, manifestement mal accordés. Face à Keanu Reeves, plus inexpressif que jamais, Forest Whitaker, en roue libre, surjoue jusqu'au délire. Son exubérance dans la scène de confrontation finale tourne à la farce, au point de réduire à presque rien les promesses de ce qui aurait dû être un polar noir et tranchant.

Les critiques de la Presse

  1. Télé 7 jours
    par Julien Barcilon

    Adapté d'une nouvelle de James Ellroy, ce polar musclé, signé du réalisateur et scénariste du percutant Bad Times, ne révolutionne pas le genre mais témoigne de son redoutable savoir-faire.

  2. Elle
    par Philippe Tretiack

    Le présence de James Ellroy au scénario nous faisait espérer le meilleur, ce long-métrage déçoit. Certes, les amateurs de règlements de compte entre flics caricaturaux et gangsters des ghettos de Los Angeles seront aux anges: ça canarde, ça flingue, ça saigne. Seulement voilà, l'intrigue perd son intérêt au fil des plans et des séquences.