Cette semaine au cinéma, Tom Hardy et Joel Edgerton sortent les muscles, Colin Farrell sort les crocs (de vampire) et Ryan Gosling sort avec Emma Stone !Choix numéro 1Warrior, de Gavin O' Connor Avec : Nick Nolte, Tom Hardy , Joel Edgerton ...Synopsis : Ancien Marine hanté par un passé tragique, Tommy Riordan revient à Pittsburg et demande à son père, un ex-alcoolique, et à son entraîneur de le préparer pour un tournoi d'arts martiaux mixtes qui lui permettrait de gagner une fortune. Alors que Tommy endure tous les sacrifices pour s'approcher de la victoire, son propre frère, Brendan, un ancien spécialiste de la discipline qui fuit ses propres échecs, décide de lui aussi s'engager dans la compétition. Même si les années ont passé, les rancoeurs et les récriminations n'ont rien perdu de leur virulence et Brendan n'a plus grand-chose en commun avec son frère et son père.L'avis de Première : Alors qu’il aurait pu aisément se retourner contre lui, ce script ultraclassique, posant inexorablement ses pions en vue d’un final attendu, donne au drame qui se noue l’évidence des grandes tragédies ou des grands mélos hollywoodiens. Car Warrior, derrière son mur de corps bodybuildés qui s’en mettent plein la tête, n’a pas peur de s’assumer comme tel. L’univers du MMA (pour mixed martial arts) n’est qu’un prétexte. Les personnages ont beau se déchirer au sens propre, c’est le figuré qui compte lorsque retentit la cloche (...) Tout le casting, jusqu’aux seconds rôles, est monté sur le ring pour l’emporter par K.-O. Que Tom Hardy parvienne quand même à les dépasser d’une tête en dit long sur sa performance – il lui suffit d’un simple regard pour vous retourner les tripes. Si ça continue, il va falloir lui inventer une nouvelle catégorie – celle des poids lourds ne pourra plus le contenir très longtemps.Bande-annonce :Choix numéro 2 : Crazy stupid love, de John Requa , Glenn Ficarra Avec : Steve Carell, Ryan Gosling , Emma Stone ...Synopsis : A tout juste quarante ans, Cal Weaver mène une vie de rêve - bonne situation, belle maison, enfants formidables et mariage parfait avec sa petite amie du lycée. Mais lorsqu’il apprend que sa femme, Emily, le trompe et demande le divorce, sa vie « parfaite » s’écroule. Pire, dans le monde des célibataires d’aujourd’hui, Cal, qui n’a plus dragué depuis des lustres, se révèle un modèle d’anti séduction. Passant désormais ses soirées à bouder tout seul au bar du coin, l’infortuné Cal est pris en main comme complice et protégé d’un séduisant trentenaire, Jacob Palmer.Pour l’aider à oublier sa femme et à commencer une nouvelle vie, Jacob tente de faire découvrir à Cal les nombreuses perspectives qui s’offrent à lui : femmes en quête d’aventures, soirées arrosées entre copains et un chic supérieur à la moyenne.Cal et Emily ne sont pas les seuls en quête d’amour: le fils de Cal, Robbie, 13 ans, est fou de sa babysitter de 17 ans, Jessica, laquelle a jeté son dévolu…sur Cal ! Et en dépit de la transformation de Cal et de ses nombreuses nouvelles conquêtes, la seule chose qu’il ne peut changer reste son cœur, qui semble toujours le ramener à son point de départ.L'avis de Première : Aux commandes de cette comédie, les réalisateurs Glenn Ficarra et John Requa sont, à leur façon, des résistants. (...) Leur message ? Reste toi-même envers et contre tous, ce qui correspond peu ou prou au principe des productions Apatow, cinéaste avec lequel les deux réalisateurs partagent de nombreux points communs en sus de l’inénarrable Steve Carell. Question : qu’est-ce qui différencie une excellente comédie d’une bonne ? Le message, on l’a dit, mais aussi l’ironie (plus que l’humour), les changements de ton (Julianne Moore, héroïne du cinéma indépendant, assure ici la partie « sérieuse ») et, surtout, cette capacité rare à caser des morceaux de bravoure sans nuire à la fluidité de l’histoire et aux intentions de départ. Dans Crazy Stupid Love, on recense une demi-douzaine de séquences immédiatement cultes et complètement intégrées au propos : de l’indiscrétion d’un collègue de bureau concernant le divorce du héros au pétage de plombs d’une maîtresse bafouée en passant par les fantasmes d’une baby-sitter mal dans sa peau, les deux cinéastes dressent un portrait assez inquiétant de l’Américain moyen, dont la perfection de façade dissimule souvent un monstre de névroses et de frustrations.Bande-annonce : Choix numéro 3 : Fright Night, de  Craig Gillespie Avec : Anton Yelchin, Colin Farrell ,  Toni Collette...Synopsis : Remake de Vampire, vous avez dit vampire ? Charlie Brewster est au top : élève de terminale parmi les plus populaires, il sort en plus avec la plus jolie fille du lycée. Il est tellement cool qu’il méprise même son meilleur pote, Ed. Mais les problèmes vont arriver avec son nouveau voisin, Jerry. Sous les dehors d’un homme charmant, il y a chez lui quelque chose qui cloche. À part Charlie, personne ne s’en rend compte, et surtout pas sa mère. Après l’avoir observé, Charlie en vient à l’inévitable conclusion que son voisin est un vampire qui s’attaque à leur quartier… Bien sûr, personne ne croit le jeune homme, qui se retrouve seul pour découvrir d’urgence un moyen de se débarrasser du monstre…L'avis de Première : Troisième long métrage de Craig Gillespie, ce Fright Night renoue avec l’esprit fun de Vampire, vous avez dit vampire ?, dont il s’inspire et booste chaque aspect. C’est de l’horreur pour rire comme on savait en faire dans les eighties, quelque part entre Jusqu’en enfer et Paranoïak. L’enjeu n’est pas de savoir si Jerry est un vampire ou non, le film évacuant cette question en quelques minutes pour ensuite orchestrer un duel métaphorique et sanglant entre Charley, jeune puceau timide, et Jerry, créature « über sexuelle ». Lequel aura la fille ? L’argument est mince et le film un peu longuet, mais Gillespie manie bien le hors-champ. Quant à Colin Farrell, tout en regards lascifs et roulements de mécaniques machos, il vampirise l’écran.Bande-annonce :