Toutes les critiques de Le Grand Homme

Les critiques de Première

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Une fable moderne, narrée de façon pataude par la voix d’un enfant, sur l’amitié de deux légionnaires en Afghanistan; la faute qui oblige l’un à sauver la vie de l’autre ; le retour à la vie civile et au rôle de père pour le premier. Après le déjà singulier "Au voleur", Sarah Leonor cherche, dans ce deuxième long métrage, des formes narratives qui disent la force des liens, les glissements d’identité et de paternité. Si elle ne trouve pas toujours, elle parvient néanmoins à créer une tension palpable autour de ces êtres malmenés par la vie.

Les critiques de la Presse

  1. Télérama
    par Jacques Morice

    Malgré quelques flottements dans le scénario, l'émotion affleure, avec beaucoup de pudeur, peu de mots et un symbolisme particulièrement séduisant.

  2. Le JDD
    par Baptiste Thion

    Aux côtés d’un Jérémie Renier épatant, Surho Sugaipov et Ramzan Idiev (deux acteurs amateurs tchétchènes) étonnent par leur justesse et confèrent à ce récit initiatique surprenant un supplément d’âme.

  3. Paris Match
    par Alain Spira

    Bien entouré, Jérémie Renier est totalement au service de son personnage, l’emmenant sur les chemins escarpés du dépassement de soi et du sens du devoir, frôlant parfois le ridicule pour mieux l’humaniser. Aucun doute, Renier mérite ses galons de grand acteur.

  4. Le Parisien
    par Hubert Lizé

    Tout à la fois récit initiatique, réflexion sur le thème de la paternité, de la mort du père et sur la quête d'identité, ce drame d'une belle sobriété permet à la réalisatrice Sarah Leonor, qui s'est inspirée du mythe antique de l'épopée de Gilgamesh, d'aborder avec subtilité la question contemporaine des immigrés sans papiers.

  5. Les Inrocks
    par J.B. Morain

    Un enfant a pour héros deux légionnaires, dont son père. Un récit entre mythe et réel pétri d’une évidente humanité. Dans le sillage des plus grands cinéastes (Hawks, Renoir… toutes proportions gardées, mais le paradigme est identique), le cinéma de Sarah Leonor croit aussi à l’intelligence des êtres, et à la capacité du cinéma à la montrer, elle et l’humanité : ce que c’est qu’être un homme, ce mélange de sauvagerie et de maîtrise de ses pulsions traversé par des rêves.(...) Leonor, qui progresse de film en film, sait le pouvoir du romanesque, qui donne à la réalité un relief inestimable et qui fait que, parfois, le cinéma peut être un art.

  6. Libération
    par Bruno Icher

    Epopée . Inspirée par le mythe de Gilgamesh, Sarah Leonor suit avec talent et délicatesse les tribulations de trois superbes héros. Pour construire ce récit traversé par des problématiques de société qui font rarement les grands films (sans-papiers, exil, surdité des institutions…), Sarah Leonor a mis dans le mille de la modernité et du romanesque. (...) Construit en segments de durée sensiblement équivalente, manière de dire qu’aucun des personnages n’est réellement le héros de cette histoire, le film déroule alors une mécanique de tragédie où les héros, faute de mieux, se mesurent aux rouages rouillés d’une société à bout de souffle. Les épreuves n’en sont pas moins dures et, finalement, la leçon est toujours aussi cruelle. Etre un homme, un grand homme, c’est comprendre que l’on va mourir, et que personne d’autre que soi-même ne pourra reconnaître sa bravoure et son sens de l’honneur.

  7. Nouvel Obs
    par Sophie Grassin

    Pudique et majestueux. Malgré quelques peccadilles – ces plongeons qu’Hamilton regarde à la télévision avec l’impression de se noyer et une voix off maladroite dans le premier volet –, le film, à la fois pudique et majestueux, impose très vite sa nécessité.