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Le film nous fait partager leurs pensées et les enfants, malgré leur jeune âge, évoquent avec beaucoup de force et de lucidité ce qui les a amené là, leurs angoisses, leurs désirs et leur forte envie d'échapper à un destin cruel.
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C’est l’essentiel intérêt de ce docu : parmi les délinquants, qui ont entre 10 et 14 ans, sept ont eu l’autorisation de témoigner. Voleurs, trafiquants et, surtout, tous dealers et drogués. Ce qu’ils racontent est d’une atroce banalité. On entendrait la même épouvante des favelas de Rio aux bidonvilles africains. La singularité de leurs confessions tient donc au contexte d’une dictature théocratique qui prétend éradiquer le mal au nom d’Allah.
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Avec une infinie patience et beaucoup de délicatesse le documentariste iranien met à découvert le coeurs de sept petits voleurs de moins de 13 ans. Leur détresse, leur souffrance et leurs aspirations. Poignant.
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Un film bouleversant, dans lequel le poids de la religion remplace celui de l'éducation.
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Reconstitution, sous forme de jeu, des conditions d’arrestations, interviews évoquant les angoisses et espoirs des jeunes détenus… Le cinéaste évite le démonstratif politique pour se focaliser sur la dimension humaine. Sans pour autant minorer le background social, intelligemment restitué en filigrane.
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La réussite du film émane de la force de ses témoignages, tel celui de Mohammad, 12 ans, ado abîmé et tellement lucide sur lui-même. Malgré un traitement assez télé, le doc est passionnant.
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Chronique âpre de la jeune délinquance iranienne.
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Ce film dont la réalisation souffre de quelques carences aborde de manière frontale l’Iran d’aujourd’hui en donnant la parole à des gamins « délinquants » certes mais qui font preuve d’une maturité déroutante.
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Le film est partagé entre d'excellents moments, qui mettent à jour avec sensibilité la mythomanie échevelée de ces adolescents en même temps que leur extrême dénuement, et une faiblesse sans doute inévitable eu égard au cadre contraignant de la société iranienne, sur le plan de l'analyse politique. Aucun représentant de l'institution n'est ainsi appelé à témoigner, ni aucune information livrée sur la conception de la rééducation menée par le pouvoir à l'égard de ces marginaux.