Toutes les critiques de The Silent House

Les critiques de la Presse

  1. Mad Movies
    par Gilles Esposito

    N'hésitant pas à flirter avec le noir absolu pendant de longues minutes, les auteurs semblent ainsi éprouver les limites même du médium cinéma, et parfois celle de l'ennui du spectateur. Mais le jeu en vaut la chandelle du côté de la narration.

  2. Le Monde
    par Jean-François Rauger

    L'intérêt du film de Gustavo Hernandez (…) réside moins dans le respect des conventions du genre que dans la performance technique qui consiste à tenir l'action en un plan et en temps dit "réel", au prix parfois d'une torsion un peu cavalière de la vraisemblance. Le sentiment d'une continuité irréfragable du récit, de sa confusion avec le temps de la projection accroît, par moments et avec bonheur, un sentiment de terreur éprouvé par le spectateur.

  3. Télérama
    par Jacques Morice

    Gustavo Hernández est habile pour créer une tension quasi permanente avec le minimum - quelques objets de brocante, des effets sonores et l'obscurité, trouée par le faisceau d'une lampe. Si la résolution de l'énigme déçoit un peu, le film possède un atout qui le différencie du faux cinéma vérité (genre Le Projet Blair Witch), auquel il a été associé, à tort : une vraie actrice, Florencia Colucci, brune élancée en débardeur ensanglanté, replongeant dans une profonde terreur d'enfant. C'est surtout parce qu'elle joue très bien la peur que le film fiche la trouille.

  4. par Nathalie Dassa

Si la vonlonté du réalisateur Gustavo Hernandez est de faire vivre une peur en temps réel en jouant avec le son, les éclairages et la continuité sans manipulation temporelle, ni ellipse, le film tourné à la manière d'un documentaire lorgnant vers Blair Witch ou encore REC, penche progressivement vers un Paranormal Activity ennuyeux.

  • StudioCiné Live
    par Emmanuel Cirodde

    Un film d'épouvante en un seul plan séquence, efficace mais à la fin un peu décevante.

  • Le Parisien
    par Marie Sauvion

    Si l’effet "peur en temps réel" fonctionne bien au début, le procédé tourne rapidement à vide, faute d’un scénario plus passionnant.

  • Les Inrocks
    par Léo Soesanto

    Film d’horreur uruguayen un peu longuet.(…) Une trouille « honnête» pour le spectateur, donc, car captée en plan-séquence.(…)Le temps réel cède vite à un cache-cache poussif où l’on trouve le temps un peu long.

  • Les Cahiers du cinéma
    par Vincent Malausa

    The Silent House, joue la carte du plan séquence unique dans une sorte de re-visitation horrifique de La Corde (...) Des petits riens, une traque avec un ennemi invisible grouillant dans l'obscurité suffisent alors à provoquer un trouble profond.

  • Le Parisien
    par Marie Sauvion

    Parlons peu, parlons bien : ceux qui espéraient un petit phénomène du type « Paranormal Activity » seront déçus. Si la mise en scène ne manque pas d’habileté on suit ou précède Laura dans les recoins de la baraque, aux issues fermées , le scénario soi-disant « inspiré de faits réels », patine dans l’invraisemblance. Couverte de sang et de larmes, la fille en marcel seule alternative à la nuisette, apparemment explore l’obscurité une faucille à la main, traquée par un tueur mystérieux. Cliché ? A mort. L’intrigue s’offre certes un salto inattendu, mais encore moins convaincant. Si ça fait peur ? Un peu, oui, mais c’est loin de suffire.

  • Brazil
    par Johan Girard

    Ce film d'horreur uruguayen d'un ennui mortel enfonce des portes ouvertes du début à la fin, se contentant de repomper des scènes vues mille fois au cinéma.

  • par Gérard Delorme
  • C'est une évidence depuis La corde d'Hitchcock : raconter une histoire en plan-séquence est théoriquement amusant mais pratiquement stérile. Avec une maladresse à la limite de la malhonnêteté, The silent House prétend prouver le contraire (...). Au bout d'une heure d'images sans couleurs, sans lumière et quasiment sans action, un twist mal cuit annule tout ce qui précède. Beaucoup de temps perdu.

  • Nouvel Obs
    par Nicolas Schaller

    Le projet est intrigant, le résultat, un pensum irritant filmé en un seul (faux) plan-séquence qui annihile les rares effets de peur et dont la pirouette finale contredit tout ce que l’on a vu auparavant. Ou quand le cinéma d’horreur se prend pour du cinéma d’auteur en gardant le pire des deux catégories