Toutes les critiques de Lillian

Les critiques de Première

  1. Première
    par Thierry Chèze

    En 1927, Lillian Alling, une Russe vivant à New York, a décidé de rentrer à pied dans son pays et reste toujours considérée comme disparue... Cette information nous est donnée dans le carton final de ce premier long métrage d’Andreas Horvath, qui lui rend ici hommage. Mais elle aurait été bien plus utile en ouverture de son récit, tant on peine à comprendre les tenants et les aboutissants du voyage entrepris par sa Lillian moderne, du pont de Brooklyn au détroit de Bering. Le parti pris de ne donner aucune explication à cette fuite et d’enfermer son héroïne dans un mutisme radical ne manque pas d’audace. Mais il aurait alors fallu nourrir ce road-movie autrement que par une collection d’images d’Épinal sur les USA et fuir ce réalisme sans relief pour proposer une échappée poétique entre rêve et cauchemar. Car ces 2 h 10 paraissent aussi sentencieuses qu’interminables.