Membre fondateur du Nouveau Parti Capitaliste, Olivier Besancenot en est son porte-parole. Jeunesse Dès son plus jeune âge, Olivier milite à SOS Racisme. Panoplie de base : Converse aux pieds et badge "touche pas à mon pote" sur la chemise en jean. En travaillant dans une supérette Shopi, il découvre l'horreur de l'aliénation capitaliste et crée une section CGT, avant de rejoindre, en 1997, SUD PTT, où les filles sont plus jolies. Deux ans plus tard, il devient attaché parlementaire d'Alain Krivine, député européen et leader charismatique de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Oliver Besancenot, c'est le genre à citer Rosa Luxemburg, Louise Michel ou le Che plutôt que Trostky - trop ringard. Les instituteurs à velours côtelé n'ont qu'à bien se tenir. Les rombières de Neuilly aussi : c'est lui qui amène le courrier. Ses courses à la présidentielles A 27 ans, il est en 2002 le candidat le plus jeune aux Présidentielles et le facteur le plus connu de France. Avec Olivier, la révolution - qu'on attend toujours - est plus funky que le Grand Soir. Proche des milieux altermondialistes, il trouve un slogan à tee-shirt : "nos vies valent plus que leurs profits". Arlette refuse de fusionner Lutte Ouvrière avec la Ligue. Pas grave : Olivier réunit 4,25 % des voix; la gauche socialiste lui reproche de lui piquer des électeurs et de faire le jeu du Front National. Manu Chao dans son baladeur MP3, Olivier n'écoute pas cette vieille antienne et continue à demander qu'on taxe les capitaux spéculatifs et que les richesses soient mieux réparties. Ben oui : ce n'est plus possible d'aller à la télé avec un pull H&M. Pour les Présidentielles 2007, Olivier a pensé un temps s'unir au collectif antilibéral (LCR, PCF, Bové...) pour une candidature unique. Mais la mainmise du PCF qui tente d'imposer Buffet à la tête de la gauche antilibérale le fait douter : une extrême gauche plurielle qui garde contact avec le parti socialiste et baisse sa culotte au second tour, jamais! Le 21 avril pourtant, s'il fait un score honorable (4,3 % des voix) dans un contexte de "vote utile à gauche", Olivier appelle à battre Nicolas Sarkozy et donc à voter à gauche mais sans prononcer le nom de Ségolène Royal. Faut pas exagérer non plus... "Ce bon petit facteur" Un texte dénigrant Olivier Besancenot fait le tour des sites et blogs en tout genre avant les présidentielles de 2007, et ressort un an plus tard. Parmi les allégations de l'auteur, aussi nombreuses qu'infondées, une liaison avec la fille d'Alain Krivine, fondateur de la LCR, qui expliquerait qu'il ait été désigné candidat du parti aux présidentielles de 2002 et 2007. Au Smic "ce bon petit facteur"comme il se plaît à le dire aux caméras ? Selon ce brûlot, Olivier Besancenot aurait au contraire touché plus de 5000 euros de salaire en tant qu'assistant parlementaire européen d'Alain Krivine. Autre attaque en règle, sa relation avec "une des principales éditrices de Paris", en fait simple directrice littéraire chez Flammarion, et non pas membre de la direction. La LCR a dû publier une réponse à ce texte avec le détail du salaire, du patrimoine etc. du facteur pour ne pas faire grossir la polémique. Adieu la LCR, vive le NPA Le Nouveau Parti Anticapitaliste est né le 7 février 2009, deux jours après l'auto-dissolution de la LCR. De 3000 militants à 10000, une belle promotion. Avec sa nouvelle écurie, le NPA a déjà refusé le front de gauche appelé par le parti communiste et le parti de gauche de Mélenchon pour les élections européennes. En cause ? Le PCF est prêt à s'allier avec le PS. Olivier, lui, veut devenir la nouvelle alternative au PS. La Poste porte plainte contre le facteur En ouvrant son courrier le 20 janvier 2009, le facteur le plus hype de Neuilly sur Seine trouve une convocation au commissariat de Nanterre pour "atteinte à l'intégrité physique" sur le directeur du centre de tri de Nanterre. Après une distribution de tracts transformée en bousculade, le chef du NPA aurait poussé le directeur du centre de tri. Pour Besancenot, c'est une "dénonciation calomnieuse", le directeur a feinté la chute comme un joueur de foot pour porter et la direction de la Poste, visée par les tracts du NPA, a profité de l'affaire pour déstabiliser le frondeur. La Guadeloupe, modèle à suivre Janvier 2009, début de la grève générale en Guadeloupe. Besancenot affiche son soutien total, en France d'abord, puis sur place, où il se rend pour s'inspirer du collectif LKP. Le 9 février, au "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", il explique que seul "le rapport de force" et "une mobilisation d'ampleur" peuvent faire fléchir le gouvernement. Et plus tard, il déclare que la grève en Guadeloupe "montre la voie de ce qui pourrait se passer en métropole".Si on attend toujours le grand soir, ce n'est pas faute d'essayer. En fait, ce sont les autorités les premières responsables, elles qui muselent le droit de grève en France. Et parfois, ça dérape, comme à Strasbourg lors des manifestations anti-Otan les 2, 3 et 4 avril. On a frôlé le drame, le gouvernement a tout fait pour que la manif n'est pas lieu". Le leader du NPA a tout de même dénoncé les casseurs du black-bloc responsables de la violence. Prochaine étape et premier enjeu électoral pour le NPA, les élections européennes en juin. L'affaire Taser Olivier Besancenot est aussi connu pour l'affaire qui l'a lié à la société Taser en 2007/2008. Au Grand Journal de Canal +, il sort que les armes de la société, non-létales, auraient tout de même été à l'origine de plusieurs dizaines de morts aux Etats-Unis. Procès, que Besancenot gagnera, le tribunal invoquant la liberté d'expression démocratique. La société Taser, avant de perdre la bataille qu'elle avait elle-même engagé, s'était amusée à espionner le facteur pendant 3 mois, ce dernier portera plainte. Le cap difficile des européennes Le NPA a beau être plus sexy médiatiquement que l'était la LCR, le parti est toujours aussi peu motivé à tisser des alliances avec des formations politiques proches. Pas question de s'allier au PS, ni de se rapprocher des partis qui envisageraient de le faire à terme (en l'occurrence, le Front de Gauche). Olivier Besancenot entame donc cette campagne des européennes relativement isolé. Résultat : 4,88 % des suffrages pour le parti anticapitaliste, et 0 député européen. Tout le monde attendait mieux, mais le facteur marque le coup : "maintenant, il faudra faire avec la gauche anticapitaliste dans ce pays". Reste que les responsables du NPA sont déçus, et les critiques sur le fonctionnement de la formation politique commencent à circuler en interne. Les régionales 2010, rendez-vous raté Olivier Besancenot le sait : si son parti passe à côté des élections régionales, il peut dire au revoir à sa position d'alternative au capitalisme, place que lui ravit tranquillement le Front de Gauche. Absent des médias depuis quelques temps, Il fait son retour médiatique en annonçant sa candidature en tant que tête de liste NPA en Ile-de-France. Une façon pour lui de booster des sondages encore faiblards pour la formation. Selon lui, "c'est dans cette région, qui est la plus riche de France, qu'il y a aussi le plus d'inégalités sociales". Une manière de réaffirmer les idéaux du parti, de taper du poing sur la table médiatiquement, et de se dire qu'il espère encore dépasser le Front de Gauche...Pourtant, après une campagne fantôme, Olivier Besancenot doit bien se rendre à l'évidence : le soir du 14 mars, le NPA, lui compris, se prend une pile. 3,4% au niveau national pour le parti, 3,1% pour sa liste.La question qui se pose pour le NPA, et plus particulièrement pour lui, après ces élection est celle de l'indépendance. Pour l'instant, la stratégie consistant à faire cavalier seul en refusant toute alliance avec la gauche parlementaire, position typique des anciens de la Ligue, semble mener à l'échec. Les courants réformateurs se faisant de plus en plus forts, le NPA va-t-il se mettre à composer avec un Front de Gauche qui s'impose comme troisième force de gauche, mais qui flirte avec la gauche caviar ?Questions de survie, qui doivent être réglées rapidement... 2012 ? Pas de nouvelles d'Olivier Besancenot pour une 3ème candidature aux présidentielles. Se présentera, se présentera pas ?
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