Nom de naissance Ponsard
Nationalité Français
Genre Homme
Avis

Biographie

Né à Vienne, dans le Dauphiné, le 1er juin 1814, François Ponsard est un poète et dramaturge français, membre de l’Académie Française.Très tôt attiré par la poésie, il traduit Manfred de Lord Byron. Il publie sa première tragédie en vers, Lucrèce, en 1843. Elle sera représentée avec beaucoup de succès au théâtre de l’Odéon et applaudie comme un retour de la tragédie sérieuse et de bon sens en réaction au drame romantique. C’est dans cette optique que François Ponsard reçoit le prix de l’Académie Française en 1845.Bien que partisan de ce qu’on appelle l’«école du bon sens» - représentée plus tard par son disciple Émile Augier ou encore Alexandre Dumas fils– qui adopte un style sobre, François Ponsard ne refuse cependant pas d’emprunter certaines règles de l’école romantique.Agnès de Méranie suivra, mais avec un peu moins de succès que l’œuvre précédente, en 1846, puis Charlotte Corday, en 1850, inspirée par L’Histoire des Girondins de Lamartine.De ses œuvres transparaît la volonté de dépeindre son époque et le contexte socio-politique de son temps. Le Lion Amoureux, par exemple, représenté au Théâtre-Français en 1866, dresse un portrait de la France sous le Directoire ; la comédie de mœurs L’Honneur et l’Argent refusée par la Comédie Française et jouée à l’Odéon en 1853 avec succès, ou encore la satire La Bourse quelques années plus tard, témoignent de la montée en puissance de la valeur «argent» et de l’appât du gain dans la société.On lui doit également une tragédie en chœur Ulysse en 1852, presque littéralement inspirée d’Homère, et une trilogie dramatique en prose et en vers Ce qui plaît aux femmes, malheureusement mal accueillie du public. Il est élu membre de l’Académie Française en 1855.Trois mois avant sa mort en 1867, est représentée la dernière œuvre dramatique de François Ponsard, Galilée, qui par son sujet attisa les plus grandes controverses notamment de la part du parti clérical.Déjà gravement malade depuis 1866, François Ponsard s’éteint à Paris, le 7 juillet 1867.