Vincent Lacoste, Thomas Lilti et William Lebghil
Vincent Lacoste, Thomas Lilti et William Lebghil (Domine Jerome/ABACA)

Dans le JDD, il explique avoir "prêté le serment d'Hippocrate"...

Il a signé plusieurs films majeurs sur la situation des médecins en France de Hippocrate (en 2014) à Première Année (en 2018), en passant par Médecin de campagne (en 2016). Le réalisateur Thomas Lilti a renfilé la blouse blanche, depuis quelques jours. Lui qui avait délaissé son travail de docteur, pour se consacrer au cinéma, apporte son aide aux collègues, face à la crise du Coronavirus.

"Je me suis porté volontaire aux urgences pour essayer d'aider modestement, afin de permettre aux médecins les plus compétents, ceux qui ont le vrai ­savoir, de se reposer ne serait-ce que quelques heures. C'est la moindre des choses. J'ai prêté le serment d'Hippocrate, la médecine a fait partie de ma vie pendant quinze ans", explique-t-il au Journal du Dimanche.

Le cinéaste a ainsi aidé à la régulation au Samu 92 et depuis peu, il a carrément repris un poste aux urgences de l'hôpital Robert-Ballanger, en Seine-Saint-Denis, "là même où on tourne la série Hippocrate", précise-t-il avant de lancer :

"Je serai là où on aura besoin de moi. Pour des cas de Covid-19 ou non. Je ne me prends pas pour un sauveur. Je ne suis pas un grand réalisateur qui va ­éveiller les consciences artistiquement. Mais, pour que mon cinéma ait un sens, il faut qu'il prenne sens dans le réel. Il n'en aurait plus aucun si je n'étais pas auprès des soignants aujourd'hui." 

Thomas Lilti confesse que la situation sanitaire actuelle est quasiment "une situation de cinéma d'anticipation ou de science-fiction à la Cronenberg."

Quant à la série Hippocrate, dont le tournage de la saison 2 avait débuté il y a quelques semaines, il est évidemment interrompu : "On a arrêté après huit semaines de tournage. On reprendra quand ce sera possible."

Cette saison 2 d'Hippocrate sera diffusée sur Canal Plus.

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