Toutes les critiques de La Vénus à la fourrure

Les critiques de Première

  1. Première
    par Isabelle Danel

    Hormis un magnifique travelling d’'allée arborée sous une pluie battante, le film est un huis clos à deux personnages. Vanda, comédienne vulgaire au corps de rêve, se transforme en Vanda, l’autre, la jeune femme de 1870 qui, dans la pièce adaptée du roman de Sacher-Masoch, se livre à des jeux de pouvoir de plus en plus pervers. Dans cette mise en abyme où se mélangent le vrai, le faux, le théâtre, la vie, l’'amour, le sadomasochisme, la biographie et la filmographie de Polanski et de sa comédienne et épouse, tout est visible, prévisible. Affublé d’une coupe au bol qui le fait ressembler à son
    metteur en scène, période Bal des Vampires, Mathieu Amalric fait ce qu’il peut pour incarner la soumission et la passion. Face à lui, volubile et changeante, Emmanuelle Seigner surjoue avec une gourmandise qui parfois fait mouche. Mais de cet exercice de style ne naissent que gesticulations et lieux communs. Ce fourre-tout clinquant manque singulièrement de mystère.
    i

Les critiques de la Presse

  1. La Croix
    par Jean-Claude Raspiengeas

    Roman Polanski signe une composition subtile sur le thème dominant-dominé entre un metteur en scène et une actrice, interprétés à la perfection par Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric.

  2. Le Monde
    par Franck Nouchi

    La Vénus à la fourrure constitue une sorte de duel cinématographique opposant deux acteurs au sommet de leur art (...) Dans ce huis clos jubilatoire et antimachiste, Polanski se paye le luxe d'une réflexion étourdissante d'intelligence sur la signification du jeu d'acteur.

  3. Le Parisien
    par Pierre Vavasseur

    (...) le résultat est un numéro de haute voltige toujours pertinent, jamais ennuyeux, forcément dérangeant. Mathieu Amalric est effervescent.

  4. Marianne
    par Danièle Heymann

    (...) un film brillantissime de Roman Polanski, joute succulente pour deux acteurs inspirés (...)

  5. Pariscope
    par Arno Gaillard

    Roman Polanski filme avec tout le savoir-faire, l’habilité et le métier qu’on lui connaît, ce huis clos entre un homme et une femme dans lequel l’addiction aux rapports sadomasochistes et à la méchanceté remplace les « chabadabadas » habituels. Le cinéaste trouve un double troublant de mimétisme en Mathieu Almaric, acteur génial une fois de plus. Quant à Emmanuelle Seigner, elle tient avec le personnage de Vanda, son plus beau rôle au cinéma. Grâce à cette femme pleine de vie, d’envies érotiques et de ruses, nous devenons les locataires consentants de ces quatre-vingt-dix minutes de grand cinéma

  6. Ecran Large
    par Perrine Quennesson

    Emmanuelle Seigner est stupéfiante en incarnant toutes les femmes à la fois, mi-déesse, mi-diablesse dans cet exercice de style exceptionnel qui décline le combat des sexes sur tous les thèmes.

  7. Le Canard Enchainé
    par David Fontaine

    Un décor, deux personnages : un jeu de facettes étourdissant et un abîme de sens !

  8. Le JDD
    par Danielle Attali

    « La Vénus à la fourrure » s’amuse avec ironie des relations « sado-maso » entre un metteur en scène et sa comédienne. Distrayant et théâtral.

  9. Hollywood Reporter
    par David Rooney

    Roman Polanski nous livre un rapport de l’œuvre de David Ive plutôt pervers et malicieux.

  10. Film.com
    par Jordan Hoffman

    Une belle mise en bouche avant un excellent repas.

  11. Evene
    par Olivier de Bruyn.

    Dans ce casse-pipe impertinent et souvent irrésistible, le cinéaste donne libre cours à son amour de toujours pour l’absurde, égratigne les tics langagiers de l’époque, démolit les ridicules intellos et signe un film nerveusement irrévérencieux qui, au final, captive plus que son récent "Carnage", autre adaptation d’une pièce (signée Yasmina Reza). Dans la peau des deux seuls personnages de la fiction, Mathieu Amalric, impeccable en metteur en scène faussement libéré et vraiment coiffé comme Jimmy Connors, amuse beaucoup et se hisse à la belle hauteur d’Emmanuelle Seigner, ravie de donner corps (le mot n’est pas de trop) à la fougue grotesque de son époux de cinéaste. Merci à tous.

  12. Metro
    par Marilyne Letertre

    Dans le décor feutré d’un théâtre parisien, Roman Polanski filme le face-à-face entre un metteur en scène intello et misogyne et une actrice délurée et a priori écervelée. (...) Audacieux, insolent et savoureux.

  13. Screen International
    par Jonathan Romney

    Extrêmement divertissant.

  14. Toutlecine.com
    par Camille Esnault

    La Vénus à la fourrure est venue clôturer en beauté la sélection officielle du 66e festival de Cannes. Avec cette nouvelle adaptation d’une pièce de théâtre, après Carnage, Roman Polanski revient à son cinéma d’autrefois, dans lequel l’homme y est vulnérable, fragile mais aussi cruel et ridicule. Une vraie réussite qui nous réconcilie avec le réalisateur de Rosemary’s Baby.

  15. A voir à lire
    par Gérard Crespo

    (…) une merveille d'humour et de finesse, fidèle à l'univers sulfureux de Polanski.

  16. Nouvel Obs
    par François Forestier

    Tout repose sur les comédiens qui sont extraordinaires : Polanski jongle avec la caméra, capte les moindres nuances, et privilégie l’ironie. Nous sommes aussi loin du "Pianiste" que de "Chinatown" : en revanche, l’acidité de "Cul-de-sac" ou les jeux d’identité du "Locataire" sont bien là. A 80 ans, Polanski s’amuse comme jamais – et manifeste son amour du théâtre, un amour qui ne l’a jamais quitté.

  17. Les Fiches du cinéma
    par Cyrille Latour

    Une leçon de mise en scène incontestable, doublée d'une démonstration ambigüe - voire pas très adroite - sur les rapports des sexes et la domination.

  18. Nouvel Obs
    par Sophie Grassin

    un véritable thriller végétal

  19. Les Cahiers du cinéma
    par Stéphane Delorme

    Prendre un homme et en faire un enfant. On oublie soudain Vénus, on se souvient que derrière le Séverin de Sacher-Masoch, il y a un petit enfant traumatisé mais heureux : c’est toujours lorsque le cinéaste a donné voix au chapitre à cet enfant qu’il nous a livré ses meilleurs films.

  20. Paris Match
    par Alain Spira

    Du cinéma sur une scène de théâtre, c’est le défi relevé par Polanski avec ce huis clos grinçant et mordant. 
On ne joue pas au chat et à la souris avec une tigresse...

  21. Transfuge
    par Frédéric Mercier

    Un piège diabolique pour égarer les sens et le sens que le spectateur voudrait lui donner.

  22. CinémaTeaser
    par Rose Piccini

    Polanski s'amuse et son euphorie est contagieuse.

  23. Les Inrocks
    par Serge Kaganski

    Au-delà de la satire du sadomasochisme et de la critique du machisme, La Vénus à la fourrure revêt une dimension plus intime.

  24. A nous Paris
    par Fabien Menguy

    Un jeu ambigu, un marivaudage très écrit, une pièce dans la pièce à la fois drôle et subtile, orchestrée avec malice par Roman Polanski qui trouve ici un terrain de jeu à la hauteur de sa délectation et de la nôtre.

  25. Version Femina
    par Anne Michelet

    Roman Polanski, qui signe là un film brillant, n’a rien perdu de son sens de la dérision et fustige les petites vanités du monde du spectacle.

  26. Elle
    par Florence Ben Sadoun

    Un face-à-face qui énerve le spectateur au début puis qui devient fascinant par l'intelligence de la mise en scène et la souplesse du jeu des deux acteurs.

  27. StudioCiné Live
    par Thierry Chèze

    Ce huis clos qui tourne au face-à-face lui permet aussi d'aborder par ricochet des considérations sur le rapport entre le metteur en scène et les actrices ou des réflexions sur le féminisme et les rapports homme-femme. Mais tout ceci ressemble bien trop à un "Sacher Masoch expliqué aux Nuls" pour imaginer qu'il s'agit de ce qui l'a poussé à se lancer dans ce projet. Trop scolaire, trop pré-maché, trop survolé façon café du commerce haut de gamme pour un cinéaste qui aime le trouble.

  28. Libération
    par Bruno Icher

    En une sorte de précipité autobiographique, le film se met à accumuler les indices plus ou moins aveuglants sur (...) ce qui s’est passé avant, liant par la fiction Polanski (...). Dans l’enchaînement un rien mécanique des rôles qui ne cessent de s’échanger entre les personnages, on peine à entendre la voix du cinéaste en coulisse.

  29. Excessif / TF1 News
    par Romain Le Vern

    On pourrait même dire que "La Venus à la Fourrure" est un remake de "Cul de sac". C'est exactement le même concept, le même jeu de rôles, la même réflexion sur les rapports homme-femme, la même fin qui foudroie. Du 100% Polanski donc.

  30. L'Express
    par Christophe Carrière

    Un Polanski en mode mineur, parcouru de bouffées de plaisir.

  31. Têtu
    par Louis Maury

    On démarre sur du Hitchcock, on vire dans d’autres univers ensuite et malgré des baisses de régime, l’ensemble est assez fascinant dans sa volonté perverse et assumée d’aller à l’encontre du bien séant cinématographique. Sûrement pas une œuvre aimable (Polanski en avait-il d’ailleurs envie…), mais un exercice férocement original.

  32. Télérama
    par Pierre Murat

    Dans un théâtre, une comédienne bizarre envahit la vie d'un metteur en scène qui vient d'adapter "La Vénus à la fourrure", de Sacher-Masoch... Un huis clos comme Polanski les aime. Mise en scène brillante à partir d'une pièce un rien convenue.

  33. Variety
    par Scott Foundas

    L’adaptation de Roman Polanski est très fidèle au roman érotique sans se tracasser.

  34. Critikat.com
    par Carole Millerili

    "La Vénus à la fourrure" cultive un doute permanent, entre grotesque maladroit et mystère feutré.

  35. Le Figaro
    par Eric Neuhoff

    une Vénus à la fourrure mal inspirée, on s'ennuie ferme.