Toutes les critiques de Jupiter : Le Destin de l'Univers

Les critiques de Première

  1. Première
    par Gaël Golhen

    On avait laissé les Wachowski sur "Cloud Atlas", leur fresque démesurée, où le post-apocalyptique côtoyait le cyberpunk et l’expérimental dans un film à sketchs allant du pire (les moumoutes de Tom Hanks, le pompiérisme indigent) au somptueux (l’oraison de Sonmi ou la mélancolie du segment musical). Revoici le tandem aux commandes d’une oeuvre folle qui cherche à redéfinir la forme moderne du space opera et s’attaque à la mythologie "Star Wars". Le chasseur de primes nonchalant (Channing Tatum, génial), son histoire d’amour avec la princesse prédestinée (Mila Kunis, parfaite) prouvent que les cinéastes regardent George Lucas dans le blanc des yeux. Mais leur film est avant tout une nouvelle synthèse de leurs obsessions. Il y est question d’une élue, d’interconnexion mystique, de mythologie révolutionnaire, de l’affranchissement humain… Et de cinéma. En un sublime précipité de grammaire wachowskienne. Monstrueux trip visuel, montagnes russes alternant course-poursuite endiablée, dialogue ésotérique et combat spatial éblouissant, ce film procure une jouissance de cinéma que peu de blockbusters offrent encore. Comme d’habitude, la mise en scène, ne ressemble à rien de connu : soap intergalactique à la direction artistique jusqu’au-boutiste frisant le mauvais goût (le look de Tatum, les lézards géants, les comédiens « portemanteaux'" qui s’avoinent mollement) pour tutoyer le sublime, le film organise constamment son propre vertige. L’intrigue repose sur l’opposition entre le trivial douteux et le shakespearien fantastique. Une dame pipi projetée dans un univers SF multiplie les blagues limites avant de se faire absorber dans une tragédie classique. On retrouve là le sens étourdissant du mash-up des Wachowski. Et on perçoit cette audace mégalo et ado doublée d’un formalisme visionnaire et profus qui fait leur force et derrière laquelle s’exprime un idéalisme devenu rare au coeur du système. Les pirates de Hollywood ont encore frappé.

Les critiques de la Presse

  1. CinémaTeaser
    par Aurélien Allin

    Du grand spectacle, de l’amour, du conte de fées et du (délectable) mauvais goût : les Wachowski continuent d’être d’indispensables génies.

  2. Ecran Large
    par Simon Riaux

    Un spectacle ahurissant, qui s'efforce à chaque image de décoller la rétine du spectateur et l'embarque dans une épopée spatiale aux proportions mythologiques.

  3. Grazia
    par La rédaction de Grazia

    De l’or en barre pour les amateurs de space opéra hyper-galactiques. Et un retour très réussi du tandem Wachowski.

  4. Time Out
    par Tom Huddleston

    On doit bien reconnaître que Lana et Andy Wachowski ne font pas les choses à moitié.

  5. San Francisco Chronicle
    par Mick LaSalle

    Il y en a peu qui regretteront d'avoir vu "Jupiter Ascending". Les Wachowski ont imaginé un univers captivant, et s'ils continuent à l'explorer dans une suite ou deux, ce sera, pour une fois, probablement une bonne idée.

  6. Direct Matin
    par La rédaction de Direct Matin

    Des batailles spatiales impressionnantes et chargées dans des décors qui ne sont pas sans rappeler la plus récente trilogie de "Star Wars". Si le scénario ne possède pas le côté révolutionnaire que présentait celui de "Matrix", l'action, la romance et le grand spectacle restent au rendez-vous.

  7. 20 Minutes
    par Caroline Vié

    Un space opera bourré de scènes d’action décoiffantes et d’effets spatiaux éblouissants.

  8. Culture box by france Tv
    par Jacky Bornet

    Un spectacle épique à la conception visuelle grandiose, où l'action et les effets spéciaux ont la part belle.

  9. Paris Match
    par Alain Spira

    "Jupiter" remplira à ras bord (et non par à ras-le-bol) vos deux heures de projection, d’un démentiel flot d’images servant d’écrin à une aventure sentimentalo de rose aux péripéties haletantes.

  10. Les Inrocks
    par Jacky Goldberg

    Le film suit à la lettre le découpage du blockbuster en trois actes (...) A cet exercice, qui pourrait menacer de lasser, les Wachowski restent heureusement les plus doués, enchaînant les acrobaties et les péripéties avec une précision sans faille, jouant merveilleusement avec l’idiosyncrasie des acteurs.

  11. Le Monde
    par La redaction du Monde

    L'odyssée d'un Terrienne (Mila Kunis) et d'un lycanthrope cosmique (Channing Tatum) reste entravée par les mêmes pesanteurs naïves que les derniers films de la fratrie.

  12. Hollywood Reporter
    par Todd McCarthy

    Ceux qui espèrent que la vieille magie de "Matrix" (ce film a 15 ans) renaisse seront encore plus déçus.

  13. StudioCiné Live
    par Christophe Chadefaud

    Le principal hic de ce space opera, qui se rêve en "Star Wars" nouvelle génération, tient dans son scénario trop resserré sur l'amour impossible (ou pas) entre la belle et sa bête. Pourtant, c'est dans leur folie des grandeurs visuelles que les créateurs de "Matrix" épatent une fois de plus.

  14. Libération
    par Clément Ghys

    Le statut unique du tandem Wachowski tient aussi à l’écrasement que chaque nouvelle réalisation, produit sur le(s) précédent(s), comme s’ils digéraient et régurgitaient leur propre légende en un flot de prodigieux débris SF sur tapis de fleurs, déflagrations de marbres et de planète psychédélique pour kids sous weed.

  15. Associated Press
    par Jake Coyle

    L'histoire de "Jupiter Ascending" est un bordel divertissant, une soupe cosmique d'une splendeur baroque dans laquelle les Wachowski semblent nager avec bonheur même si peu d'autres y arriveront.

  16. Boston Globe
    par Ty Burr

    Près de 1 600 artistes, techniciens, dessinateurs et webdesigners, qui ont travaillé d'arrache-pied pour faire naître cette histoire, sont crédités au générique de "Jupiter Ascending". Leurs efforts révèlent seulement le vide conceptuel caché.

  17. Cinenews.be
    par Sophie Rizzi

    "Jupiter Ascending" est plus axé action que science-fiction et principalement destiné à un public adolescent. Niveau scenario on n’a pas été chercher bien loin, du coup on s’est dit qu’un peu d’humour viendrait relever le tout mais malheureusement ce n’est pas le cas …

  18. Le Figaro
    par Marie-Noëlle Tranchant

    Avec Jupiter, on retrouve la "récurrence" mais noyée sous une tonne de pop-corn. Un space opera en 3D visuellement spectaculaire mais d'une banalité effarante.

  19. Variety
    par Peter Debruge

    Les Wachowski, qui font un décevant pas en arrière, se perdent dans une surdimensionnée et sous-développée histoire dans l'espace façon "Star Wars".

  20. Metro
    par Mehdi Omaïs

    Ce qui devait être une épopée romantico-galactique se mue au final en boursouflure indigeste, incontrôlée et parfois ringarde. Et ce ne sont pas Channing Tatum et Mila Kunis, dont le charisme combiné n’excède pas celui d’un bulot, qui sauveront un vaisseau piloté avec trop d’hystérie.

  21. Le Parisien
    par Alain Grasset

    Le problème de ce space opera qui se veut ambitieux, c'est que, malgré la multiplication des poursuites et des combats qui lorgnent par moments du côté de "Star Wars", on ne décolle pas du tout. Aucune magie, en raison d'un scénario extrêmement confus, de dialogues d'une rare ringardise et d'un couple d'interprètes au charisme de sole grillée.

  22. LA Times
    par Kenneth Turan

    L'univers créé par les scénaristes et réalisateurs est d'une stupéfiante complexité. A tel point qu'essayer de suivre ce qu'il se passe peut donner la migraine.

  23. Arizona Republic
    par Bill Goodykoontz

    Si vous arrivez à comprendre ce film, prévenez-moi.

  24. Miami Herald
    par René Rodriguez

    Le pire film jamais fait par les Wachowski.

  25. USA Today
    par Claudia Puig

    L'histoire est ridiculement stupide et inintéressante.

  26. A voir à lire
    par Pierre Vedral

    Un sommet de mauvais goût faussement audacieux et une débâcle artistique qui on l’espère, ne génèrera pas le début d’une franchise...

  27. Le Point
    par Thomas Mahler

    Reste, de ce gloubi-boulga indigeste, une éblouissante poursuite aérienne (...) quelques fulgurances baroques, un gadget et la confirmation qu'Andy et Lana ne font décidément rien comme les autres. Un sommet du kitsch.