Une île
Arte

Que vaut Une Île, le conte fantastique d'Arte en compétition à Séries Mania, avec Laetitia Casta ?

Une île en Méditerranée est frappée par une pénurie de pêche et une série de morts suspectes tandis que, venue de la mer, une belle inconnue pourchassée par un flic hors cadre, bouleverse la vie d'une jeune femme en lui révélant sa véritable nature, tel Roy Baty face à Rachael dans le Blade Runner de Ridley Scott.


Tel est donc le point de départ de Une île, la nouvelle fiction d’Arte qui allie habilement les codes du polar avec ceux du conte fantastique, mâtiné d’un peu d’écologie.  On ne sait jamais vraiment où l’on est (la Corse, lieu de tournage n’est pas mentionnée), ni trop à quelle époque se situe l’histoire, même si l’on croise des vieux téléphones à cadrant dans des coins de l’image. On est un peu perdu, mais c’est évidemment fait exprès.

Car la série du réalisateur Julien Trousselier (Crime Time) aime à jouer avec les codes du genre et bien évidemment avec le spectateur en totale connivence Et ce, sans jamais trop se prendre au sérieux, pourvu bien sûr qu’il soit fan de ce type d’histoire. Une des limites de cette série avec les raccourcis scénaristiques opérés au bazooka.

Une Île s’amuse à distille çà et là quelques références au fantastique qu’il est vite grisant de chercher à retrouver. On est en terrain connu et là réside, sans doute une grande partie du plaisir du spectateur. Ainsi, l’héroïne, Cloé (Noée Abita) est une ado sweat à capuche vissé sur les oreilles, timide et paumée avec pour seule amie forcément la fille la plus rock et la plus dévergondée du coin (Alba Gaïa Bellugi). Elles ont bien évidemment des problèmes avec l'autorité et un lourd passif familial, mystérieux... Le flic, traqueur de sirène (Sergi Lopez) Rick Deckard méditerranéen est lui désagréable et bourru à souhait et la fameuse sirène (envoûtante Laetitia Casta qui se délecte à jouer au fantôme évanescent) arrive à point nommé quand Cloé va perdre sa virginité...

Les personnages sont donc des classiques de ce genre d'histoire et respectent les archétypes fantastiques. Un peu comme devant Stranger Things (la saison 1. Toutes proportions gardées, bien évidement. On est sur Arte !), le spectateur est en terrain connu et peut laisser guider par les épisodes en savourant son petit plaisir coupable. Parfois il n’en faut pas plus.

Les sirènes rêvent-elles de poisson pané ? Réponse à la rentrée, sur Arte.

Notons qu'une saison 2 est déjà envisagée si succès d'audiences... 

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