Nom de naissance TZAVELLAS
Avis

Biographie

Après des études de droit, il se consacre au théâtre avec succès. Il aborde, par goût, le cinéma en 1943, sous l'égide du chef opérateur Joseph Hepp, et transpose le mythe de Pygmalion dans  les Applaudissements  (Ta Chirokrotimata), avec une musique du chanteur-compositeur Kléon Triantafyllou « Attik », interprète à l'écran de son propre personnage. Il tourne ensuite un mélodrame, avec l'acteur George Pappas :  Visages oubliés  (Prosopa hismonimena, 1946), un film à la gloire du marin patriote Marinos Contaras (titre homonyme, 1948), et l'Ivrogne (O Methystakas, 1950), interprété par Orestis Makris. L'uvre est très populaire, y compris dans la diaspora grecque d'Europe et d'Amérique, et annonce une tentative de cinéma plus ou moins réaliste, attentif aux réalités sociales.  la Fausse Livre d'or  (I Kalpiki lira, 1955), premier film grec à sketches, s'inscrit dans cette voie, et remporte un autre succès considérable (musique de Hadjidakis). Impressionné par les représentations classiques de Delphes, Tzavellas prend le risque d'adapter pour l'écran la mise en scène de l'Antigone de Sophocle (id., 1961), d'une manière originale, mais dans le total respect du texte ce qui faisait peur aux cinéastes (Antigone est Irène Papas, Manos Katrakis interprète Créon). La carrière probante de Tzavellas s'arrête à ces titres. On lui reconnaît d'avoir libéré le jeu des acteurs et d'avoir fait, ne fût-ce que brièvement, connaître le cinéma grec hors des frontières.